A. A. C. P. N. Bureau National
- EXPOSITION -
"Désobéir pour Sauver des Policiers et des Gendarmes Français
Justes parmi les Nations"

Présentation
Faisant suite à des premières démarches effectuées en juillet 2007, auprès de Madame Corinne Melloul du Comité Français pour Yad Vashem, le président de l' A.A.C.P.N. s'est adressé également, au mois d'octobre 2008, à Monsieur Stéphane Leborgne Chef du département de la mémoire combattante à la direction générale de l' O.N.A.C. V.G. à l'Hôtel National des Invalides pour solliciter un travail de mémoire afin d'honorer les membres des forces de l'ordre qui ont sauvé des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale.
A l'issue de plusieurs rencontres, Monsieur Stéphane Leborgne a proposé, avec son équipe de travail Mesdames Cécile Fauré, Cécile Plantier et Sarah Epiard, de présenter ce sujet inédit sous forme d'une exposition. Cette proposition a été validée par l'ensemble des partenaires qui nous ont rejoints : la Gendarmerie Nationale, la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives du Ministère de la Défense, la Police Nationale, La Préfecture de Police, Yad Vashem Jérusalem, le Comité Français pour Yad Vashem.
Cette exposition, composée de 20 panneaux, présente d'une manière didactique, l'attribution de la qualité de "Juste parmi les Nations" par Yad Vashem Jérusalem, le contexte historique dans son ensemble et les conditions dans lesquelles les différents sauvetages ont été réalisés par 54 policiers et gendarmes.
En France, 76 000 Juifs dont 11 400 enfants ont été déportés du seul fait d'être nés juifs. Seulement 2551 sont revenus des camps de la mort.
Madame Simone VEIL, Marraine de l'exposition, rescapée de la Shoah, plusieurs fois ministre, ancienne présidente du parlement européen, membre du conseil constitutionnel, Académicienne, est à l'origine de la reconnaissance de la responsabilité de l' Etat Français de Vichy. Cette Grande Dame a rédigé un émouvant éditorial. Je vous présente quelques passages :
"La majorité des français ne pouvaient pas s'imaginer le terrible sort qui nous était réservé, la plupart des policiers et des gendarmes non plus. Ils savaient cependant à travers les ordres qui leur étaient donnés que rien de bon ne nous attendaient. En effet, policiers et gendarmes étaient chargés de faire appliquer les lois racistes.......Comme ailleurs, il se trouva parmi les agents de la force publique, comme parmi les employés des administrations, des personnes exécutant avec zèle des directives infâmes. Mais il y eu des gens de bien qui souvent fermaient les yeux devant une évasion ou aidaient activement les Juifs malgré les risques encourus".
" Au moment où la barbarie la plus absolue régnait dans les camps, ces Justes ont non seulement sauvé des vies humaines, mais ils ont aussi incarné l'honneur de l'humanité qui, grâce à eux, n'a pas totalement sombré à Auschwitz. En ayant eu le courage de suivre leur conscience plutôt que les ordres de leur hiérarchie, ils nous rappellent que l'histoire est constituée d'une longue chaîne de responsabilités, individuelles et collectives, et que chacun de nous en est un maillon précieux qui fait que l'histoire chavire ou au contraire avance.
Ces Justes policiers et gendarmes l'ont fait avancer, ils ont été en cela des lumières dans la nuit de la Shoah".
Le Docteur Boris CYRULNIK, Neuro-psychiatre, père sur la théorie de la résilience selon laquelle on peut guérir d'un traumatisme, est devenu psychiatre pour comprendre son propre drame familial. Je vous transcrits un extrait de son témoignage :
" A l'âge de six ans et demi, j'ai été arrêté à Bordeaux la nuit, chez la famille Farges qui me cachait. J'ai le souvenir de quatre ou cinq policiers, autour de mon lit, lunettes noires (la nuit), arme au poing et torche électrique..........Après mon évasion, au moment du transfert vers les trains qui emportaient les adultes et d'autres enfants à Drancy, relais vers Auschwitz, toute une chaîne de solidarité m'a protégé jusqu'à la Libération. Récemment, j'ai découvert qu'une des premières personnes à participer à cette chaîne était un Gardien de la Paix....... Il a gardé chez lui, un enfant qu'il ne connaissait pas et dont la simple présence compromettait sa carrière et peut-être même sa vie. Si ce Gardien de la Paix avait pointé son arme sur un enfant, il serait mort de honte probablement. Voilà pourquoi il faut parler de cet homme en employant le mot "dignité"...... Parfois, c'est l'humanité d'un gardien qui s'exprimait plus fort que sa contrainte à obéir.... Par bonheur, il y aura toujours des Justes pour prouver la banalité du Bien".
Cette exposition a été inaugurée officiellement le 14 décembre 2009, aux Invalides. 160 exemplaires ont été ventilés dans les différents services départementaux de l' O.N.A.C. V.G., ainsi que dans les Ecoles Nationales de Police et de Gendarmerie.
Au 30-04-2023: 28 486 Justes ont été reconnus dans le Monde.
Au 10-03- 2025 : 4 281 Justes en France, dont 77 Membres des forces de l'Ordre (57 Policiers et 20 Gendarmes).
Présentation de l'exposition en 20 panneaux
Carte de France précisant les départements concernés par les sauvetages des Policiers et des Gendarmes reconnus "Justes parmi les Nations" Mars 2025

Tableau récapitulatif précisant quelques caractéristiques techniques des Policiers et des Gendarmes reconnus "Justes parmi les Nations" Mars 2025


Je vous présente un résumé des initiatives qui ont ont été menées par notre association, depuis l'inauguration de ce travail de mémoire
Le Bureau National
Le Burau National

Le 14-12-2009 inauguration à l'Hôte National des Invalides. Présentation par Mme Cécile Fauré de l'ONAC-VG

Découverte de l'exposition par les invités

Le 27-02-2010, Mairie de Paris 16ème, remise en titre posthume de la médaille de "Juste parmi les Nations" à Alfred Thimmesch, secrétaire de Police, décédé en déportation le 8 Juillet 1944

Le diplôme est remis à son fils, Michel Thimmesch, en présence des 2 personnes sauvées, Mmes Borensztajn

Le 24-04-2010, inauguration en Seine-Saint-Denis de l'exposition par M. le Préfet, sur la commune des Lilas

Participation de Monsieur Camille Mathieu "Juste parmi les Nations", ancien Garde Mobile au camp de Drancy, ayant sauvé plusieurs familles avec l'aide de son épouse et sa maman

M. Camille Mathieu posant à côté du 1er panneau "Désobéir pour Sauver"

Le 18-05-2010, présentation par le Président de l'AACPN, lors de la cérémonie annuelle se déroulant à la D.T.S.P. de Bobigny en mémoire des policiers morts pour la France ou en service commandé

Depuis 2010, chaque année, pendant un mois, cette exposition est présentée à l'ensemble des personnels du département de la Seine-Saint-Denis

Des séances spécifiques sont organisées pour les jeunes collègues nouvellement affectés en Seine-Saint-Denis

Chaque année, depuis le 08-10-2010, un chemin de mémoire organisé depuis l'ancien Camps de Drancy, avec le Comité des Randonneurs 93 et l'Association Fonds Mémoire d'Auschwitz et l'AACPN

A Cette occasion, un témoin de l'histoire présente son parcours. Pendant cette journée, c'est Mme Odile Nilès, jeune Résistante en 1941-1944

Le parcours mémoire se termine à l'ancienne Gare de Bobigny d'où sont partis de nombreux convois de juillet 1943 à août 1944 vers Auschwitz. Très peu de déportés sont revenus de captivité

Carton d'invitation informant de l'inauguration de l'exposition "Désobéir pour Sauver" qui a été présentée dans les locaux de l'A.F.M.A. du 10 au 30-09-2011 avec l'exposition intitulée "Les Yeux de la Mémoire"

L'exposition permanente "Les Yeux de la Mémoire" présente les différentes étapes de la Shoah

Le 18-09-2011, M. Camille Mathieu participe à cette inauguration, accompagné d'anciens déportés

Le 10-05-2012, inauguration de l'exposition dans les locaux de la caserne de Gendarmerie Mobile de Drancy, discours du Capitaine Patrick Henri
